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ASSE-Marseille
(8ème journée) : 1-1 |
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Samedi 2 octobre 2010 |
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Au cours d’un match de haut niveau, Stéphanois et Marseillais se sont rendu coups pour coups. Menés au score, les Verts ont logiquement égalisé par Laurent Batlles au bout d’une action de grande classe.
Le match
L'action du match (Source : L'Equipe.fr)
Les Verts auraient sans doute été moins conciliants avec M. Bré
s'ils n'avaient pas égalisé en deuxième période face à Marseille,
samedi soir à Geoffroy-Guichard (1-1). Malgré son aide involontaire aux
champions de France en titre dans le premier acte, l'arbitre du choc de la
8e journée en a été quitte pour quelques remarques fatalistes. Rappel des
faits : sur un mouvement initié par André Ayew sur le flanc gauche, le
ballon est repoussé par un pied stéphanois... sur une cuisse de Stéphane
Bré qui redonne ainsi le ballon à Lucho. La suite ne doit rien au
directeur de jeu : louche parfaitement dosée de l'Argentin et reprise de
volée de Gignac, détournée par Janot dans son petit filet.
«Il était malheureux d'avoir touché le ballon et surtout dans cette zone du terrain, a raconté après coup Laurent Batlles, qui en a touché un mot à l'arbitre à la fin du match. (Son ballon) a remis les Marseillais dans le bon sens alors que (notre défense) était en train de remonter. Mais cela fait partie du jeu.» «C'était une action confuse qui nous a valu un but surprise et dix-quinze minutes de flottement par la suite», décrypte pour sa part Sylvain Monsoreau, le défenseur central des Verts. «Mais pour nous, l'important c'est d'avoir réussi à revenir et de prendre un bon point après la victoire à Lyon.» Christophe Galtier, lui aussi, a parlé de «fait de jeu», sans en faire une montagne.
Aux yeux des Verts, ce coup de pouce de M. Bré aux Marseillais a même eu le mérite de les pousser dans leurs retranchements. Tous ont rappelé qu'ils n'avaient plus été menés au score depuis le match contre Paris lors de la première journée (défaite 1-3). «On est contents du point pris mais on est surtout contents de notre réaction, expose Monsoreau. On a vu qu'on était capables de réagir. Le faire contre une belle équipe de Marseille, c'est encore mieux». Des qualités mentales dont le leader aura grand besoin après la trêve internationale, prévient Batlles. «Le plus dur commence parce qu'on va avoir beaucoup de pression contre des équipes entre guillemets moins huppées que Lyon et Marseille, mais c'est là qu'il faudra être à notre maximum.»
Les réactions
«Nous
avons fait beaucoup d’efforts pour revenir»
Laurent Batlles : «A mes yeux, le point du match nul est mérité.
Nous avons fait beaucoup d’efforts pour revenir au score en seconde
mi-temps. Nous aurions peut-être pu l’emporter mais nous sommes
satisfaits de n’avoir pas perdu après avoir encaissé un but sur un petit
coup du sort. Le plus dur commence : il va falloir prendre des points face
à des adversaires soi-disant plus faibles mais qui seront surement très
motivés pour battre Saint-Etienne. Nous devrons faire preuve davantage
encore de qualités morales pour prendre des points. Il va falloir
travailler plus et garder notre humilité.»
«Un
match très intéressant pour notre progression»
Dimitri Payet : «On s’était dit à la mi-temps qu’il
fallait revenir au score : nous y sommes parvenus. Le contenu du match est
très intéressant pour nous et pour notre progression. On est content de ce
point pris. Le but encaissé nous a freinés dans notre élan. En plus,
c’est un but malchanceux pour nous. Marseille en a profité pour développer
son jeu. Notre deuxième mi-temps a de quoi nous satisfaire. La semaine
dernière, on s’était fait bouger par Lyon. Ce soir, nous avons retrouvé
notre plan de jeu et ça a bien marché pour nous. Je vais pouvoir partir
dans un bon état d’esprit au rassemblement de l’équipe de France.»
La réaction de
Christophe Galtier
«Christophe Galtier, comment avez-vous vécu les différents tournants de
ce match...
On prend un but sur un ballon que les Marseillais avaient perdu (avec l'aide
M. Bré, Ndlr), mais je pense que jusqu'à la trentième minute, nous avions
fait des choses intéressantes. On aurait même pu ouvrir la marque. Ce but
nous a fait mal psychologiquement. Ensuite, ils ont une situation très
favorable avec un beau geste technique de Mathieu Valbuena qui finit sur la
transversale. En deuxième mi-temps, j'ai réorganisé le milieu parce que
les Marseillais nous posaient beaucoup de problèmes dans ce secteur. Ce
changement et l'envie, la détermination des joueurs, nous ont permis de
vivre une belle seconde période. Nous méritons de revenir au score et
peut-être de l'emporter.
Êtes-vous déçu par le résultat ?
Non, je n'ai pas regrets. Au contraire. Cela faisait un moment que nous n'étions
pas mené au score. La saison dernière, lorsque c'était le cas, les choses
se compliquaient rapidement pour nous. Là, on est restés cohérents, on a
appliqué nos principes. Je préfère ce match nul 1-1, même si nous
prenons un but, à un fade 0-0. Quitte à faire match nul, je préfère
avoir été mené et être revenu. Cela montre les vertus de ce groupe, sa
volonté.
Saint Etienne a pris quatre points contre l'OL et l'OM. Est-il un
leader crédible ?
(Agitant les mains en signe de dénégation) Non, non, il n'y a pas
de leader crédible ou pas crédible. On a 17 points, on vient de faire deux
matches contre les favoris du Championnat. C'est vrai qu'on a eu de la réussite
à Lyon la semaine dernière. Ce soir on a beaucoup moins souffert. Grâce
à la qualité de ce groupe. Au Chaudron aussi. Pour ma part, c'est la première
fois que je le voyais comme ça depuis mon arrivée.
L'objectif reste le maintien ou est-il plus élevé ?
L'objectif reste le maintien. On va essayer de l'atteindre le plus vite
possible. Il y aura des moments difficiles dans la saison. Le calendrier ne
sera pas simple. On a tiré Bordeaux en Coupe de la Ligue. Et puis il y aura
des rendez-vous internationaux. Pour certains, ce sera une première (Payet).
Le vrai test, ce sera Nice (le 16 octobre).
Avez-vous reparlé avec M. Bré de sa « passe » aux Marseillais ?
Non, je ne lui en ai pas parlé. Cela fait partie du jeu. Je ne sais pas
s'il y avait penalty en notre faveur ( pour une main marseillaise dans la
surface à la suite d'un corner en première période). Mais la semaine
dernière, il y avait un penalty en faveur de Lyon et il n'avait pas été
sifflé. L'arbitrage nous était favorable la semaine dernière, il a peut-être
été en notre défaveur cette semaine. C'est comme ça. »
La réaction de Didier
Deschamps, coach de l'OM
«Dider Deschamps, quel est votre commentaire après ce résultat nul à
Saint-Etienne ?
Nous avons eu quinze à vingt premières minutes assez équilibrées et
ensuite nous avons eu la mainmise sur le jeu en fin de première période.
Après la mi-temps, c'est devenu plus compliqué. Saint-Etienne s'est réorganisé.
Nous avons été plus sous pression. Il y a eu un peu plus d'espaces sur la
fin du match et nous avons eu des occasions avec André-Pierre Gignac,
Charles Kaboré ou encore Loïc Rémy sur un centre d'André Ayew.
Ce résultat vous satisfait-il ?
C'est toujours un bon point de pris. Nous étions chez le leader qui ne
l'est pas par hasard. Nous avons manqué de lucidité. C'était le 3e match
de la semaine. Nous aurions pu obtenir un meilleur résultat. C'est bien que
les joueurs aient été récompensés par un point.»
Qu'avez-vous pensé de votre équipe sur le plan du jeu ?
Ceux qui ont joué à Chelsea et contre Sochaux ont été plus en difficulté
sur ce troisième match. Dans les intentions, nous étions là. Nous avons
eu une demi-heure de grande valeur mais logiquement la fraîcheur a fait défaut.
C'est là que Saint-Etienne a réussi à nous mettre sous pression.»
Le Progrès : Sylvain
Monsoreau : «On n'a pas paniqué»
Le défenseur salue la réaction stéphanoise
après le but de l'OM
Que retenez-vous de ce choc dont tout le monde a vanté l'excellente qualité
?
Ce fut un gros match, avec beaucoup d'engagement et d'envie des deux côtés.
Il fallait être costaud face à une belle équipe de l'OM. On l'a été,
c'est positif. Nous savions que cela allait être compliqué mais nous
sommes bien rentrés dans la rencontre. Ensuite, il y a ce but marseillais
qui survient sur une action confuse.
Bien malgré lui, M. Bré a joué un rôle
prépondérant.
Ça a été vite. On essaye de dégager le ballon. Comme on a des principes,
on était en train de remonter quand l'arbitre a remis le ballon dans la
course de Lucho. Cela nous a surpris. Après sur une passe, on savait qu'il
était capable de nous mettre en difficulté.
M. Bré s'est-il excusé au coup de sifflet
final ?
On ne l'a pas revu et personne ne nous en a parlé. Ce sont des choses qui
arrivent. C'est sûr que cela nous a déstabilisés à l'entrée de notre
surface de réparation. On aurait préféré qu'il fasse ça de l'autre côté
du terrain. Mais l'arbitre fait partie du jeu. Là, il s'est trouvé sur la
trajectoire de la balle. Je ne pense pas qu'il l'ait fait exprès.
C'est à ce moment-là que vous avez le
plus subi.
On a connu un quart d'heure de flottement. Les Marseillais nous posaient des
problèmes avec Lucho et leur milieu de terrain qui se mettaient bien entre
les lignes. Nous avons su rectifier ça à la pause en procédant à un
changement tactique. Ce fut plus cohérent par la suite. Au lieu de
paniquer, on est resté serein et on n'a pas laissé beaucoup d'opportunités
aux Marseillais. Le nul est logique. On a su produire une grosse deuxième
mi-temps pour finalement égaliser et les inquiéter. Nous sommes contents
du point pris mais aussi et surtout de notre réaction. Cela faisait depuis
la première journée à Paris que l'on n'avait pas été mené au score. La
saison dernière et même les saisons passées, je crois qu'on aurait eu du
mal à revenir au cours d'un tel match.
Vous venez de prendre quatre points en deux
matchs face au champion en titre et à son dauphin. Si on vous avait dit ça
avant le début du championnat ?
Pas grand monde nous voyait prendre des points face à ces deux équipes.
Nous sommes sur une bonne dynamique. Le point pris contre Marseille nous
permet de bonifier la victoire à Gerland. Au-delà de ça, on a vu une équipe
solidaire qui avait vraiment envie de recoller à la marque. Cela a payé
puisqu'on a réussi à faire céder les Marseillais. On aurait peut-être même
pu faire la différence sur deux ou trois occasions.
Vous allez pouvoir passer la trêve
internationale dans une situation très confortable.
On enchaîne les efforts, cela va permettre à tout le monde de souffler un
peu et bien récupérer. On va se préparer pour aller à Nice qui s'annonce
comme un déplacement compliqué. Mais avant ça, nous allons regarder les
exploits de nos sélectionnés en équipe de France. On sera de tout cœur
avec eux pour que ça fonctionne bien et que tout le monde soit en bonne
forme pour la reprise du championnat.
Thomas Dutang
http://www.leprogres.fr/fr/sports/footb
... nique.html
D'autres réactions (OM net)
Mandanda : "Un bon point de pris"
Interrogé à la suite du match nul face à Saint-Etienne 1-1, Steve
Mandanda indiquait qu’il ne fallait pas considérer ce résultat comme
mauvais. « Il va falloir travailler sur ces petits détails que l’on paie
cash avec ce but encaissé. Saint-Etienne était devant nous avant le match
donc on voulait gagner ici pour se rapprocher le plus vite possible de la tête.
Mais après il y avait une bonne équipe en face, qui démontre qu’elle
est très bien cette saison et qu’il est difficile de venir y gagner. On
va donc dire que pour ce soir c’est un bon point de pris », confiera le
portier marseillais au micro d'Orange.
Galtier : «Pas de regrets, des satisfactions»
«Il y a eu ce fait de jeu qui fait que Marseille se retrouve avec un ballon
qu’il avait perdu et ouvre le score. Jusque là, on avait fait des choses
intéressantes et on aurait pu marquer les premiers. Ce but nous a fait mal
mentalement. En deuxième mi-temps, j’ai un peu réorganisé mon milieu
car celui de l’OM nous posait beaucoup de problèmes. Cette réorganisation
et la détermination des joueurs ont fait que nous avons vécu une belle
deuxième période. Et on a le mérite de revenir au score et peut-être de
gagner. Mais en face c’était Marseille. Je n’ai pas de regrets mais
plutôt de la satisfaction. Ca faisait un moment qu’on n’avait pas été
mené et on a su rester cohérent en appliquant nos principes. Et je préfère
ce 1-1 à un 0-0 fade.»
Batlles : "L'OM aurait pu tuer le match"
« On est tombé sur une bonne équipe de Marseille face à qui nous
avons essayé de faire jeu égal. Après le but on a eu 10 minutes
difficiles où ils auraient pu tuer le match, reconnaissait le milieu stéphanois
au micro d'OMtv. Mais après on est bien revenu et au final on est content
car faire un gros match contre l’OM est important pour la suite du
championnat et pour le moral de l’équipe. On voulait attirer les milieux
de l’OM pour jouer dans le dos de leurs défenseurs, puis quand on a pris
le but j’ai dû évoluer un cran plus haut. C’est bien pour tout le
monde, nous sommes une petite équipe, il faut donc se féliciter de ce résultat
et continuer à prendre des points par la suite» nous indiquera l’ancien
olympien.
Cheyrou : «C’était un gros match»
«Il y a quand même un peu de déception car on menait au score. Le but
qu’on prend est évitable et c’est dommage qu’on n’ait pas eu en
deuxième mi-temps la maîtrise de la première mi-temps. Saint-Etienne est
une équipe en pleine confiance avec beaucoup de qualités. Ils sont leaders
et cette place n’est pas volée. On savait que ce serait difficile et ça
reste un bon point. Mais il y a tout de même un goût amer quand on mène
et qu’on est remonté. Mais c’était un gros match et le bon point
c’est qu’on continue notre série d’invincibilité en championnat.
Mais pour remonter, il faudra encore gagner des matches. On a pris du
retard, on court après et il faut faire une série.»
A. Ayew : «Ca reste un bon point de pris»
«C’était difficile face à une équipe en pleine confiance qui jouait
devant son public. On a réussi à ouvrir le score et on tient toute la
première période. Ensuite, St Etienne a plus eu le monopole du ballon,
alors ce nul reste un bon point de pris. On voulait faire un bon résultat
après Chelsea et ce n’est pas un mauvais résultat ce soir. On reste sur
trois matches sans défaite. Il faudra gagner contre Nancy au Vélodrome
lors du prochain match. Pour ma part, je continue de bosser et j’essaye de
progresser au côté d’un grand coach comme Didier Deschamps et des grands
joueurs autour de moi qui m’aident. J’espère que ça va continuer comme
ça."
http://www.om.net
Revue de presse
L'Equipe : les verts n'ont rien
lâché
A la tête, avant la visite de l'OM, d'une série parfaite de trois victoires
en autant de matches disputés à Geoffroy-Guichard, Saint-Etienne, le
(toujours) leader du Championnat, n'a pas gagné samedi soir dans un Chaudron
des grands soirs (1-1), mais a confirmé face au champion en titre qu'il était
davantage qu'un feu de Payet. Cueillis contre le cours du jeu par un but
heureux quoique somptueux, les Verts ont su réagir pour obtenir dans ce
classique remis au goût du jour un point mérité. «Insuffisant», «pas au
niveau», «avec le frein à main» mardi en Ligue des champions sur la
pelouse de Chelsea (0-2), l'OM a pour sa part rappelé à l'Hexagone et à son
cador du moment son statut d'autorité nationale.
Il faisait plaisir à voir, ce stade à l'anglaise rempli jusqu'aux cintres (35 003 spectateurs payants) et sur lequel flottait un agréable parfum des seventies, avec des Patrick Revelli et autres Georges Bereta en présidentielle. Dimitri Payet, auteur de la première frappe cadrée du match, sortie par Mandanda, a lancé les hostilités (17e) et multiplié les raids sur son aile droite, sans trouver de partenaires au bout de ses centres. Heinze a fait frémir les travées sur une tête au-dessus sur un corner de Lucho (19e). Puis la partie a basculé sur un de ces « détails » chers aux exégètes. Un ballon dégagé par Matuidi a rebondi sur la cuisse de M. Bré, Lucho a pu le récupérer et servir d'une louche inspirée Gignac, la reprise de volée de l'ex-Toulousain trouvant le petit filet de Janot. Le premier but d' « APG » avec l'OM (26e).
Avant le coup d'envoi, Frédéric, un photographe indépendant basé à Saint-Etienne, s'était perché tout en haut de la tribune de presse. «Le stade rempli comme ça, on ne l'a pas vu depuis longtemps, j'en profite ». Un poste d'observation idéal pour voir la large banderole déployée par le Kop Sud pour saluer l'entrée des Stéphanois sur la pelouse d'un tonitruant «Merci les Verts», tandis que le Kop Nord confirmait que l'appétit des fans vient en mangeant : «Vous avez honoré nos couleurs, continuez ainsi». Les joueurs de Christophe Galtier l'ont presque fait samedi soir en revenant dans le match grâce à un but de Batlles a la réception d'un centre de Matuidi, après une longue période de domination que la défense de l'OM n'aura pas su contenir sans frais (58e)
Le Progrès : les notes des
joueurs
JANOT
Il est malheureux sur l'ouverture du score, dans un grand écart qui ne lui
permet pas de suffisamment détourner le ballon. Il est plus heureux sur la
frappe de Valbuena sur la barre. Il a ensuite rassuré par ses prises de balle
et a fait apprécier sa détente horizontale sur une frappe de Kaboré.
EBONDO
Même si c'est l'arbitre qui met les Marseillais dans le bon sens, il est en
faute sur le but de Gignac avec une mauvaise relance et parce qu'il s'arrête
ensuite de jouer. Sur le plan offensif, il a fait souffrir Taiwo.
BAYAL
Une bonne entame avec des interventions sèches devant Lucho, Ayew puis Gignac
qui le surprend par contre une première fois à la 24ème minute puis sur le
but avec des circonstances atténuantes. Offensivement, il place un bon coup
de tête sur corner (22ème) mais ce n'est pas avec ses longues relances qu'il
aura un prix d'excellence.
MONSOREAU
Un peu trop de fébrilité après un tacle raté. Il y eut aussi un souci de
placement avec Bayal sur un petit ballon en profondeur pour Gignac. Il s'est
repris ensuite et a fait parler son jeu de tête, y compris devant le but
marseillais dont il manque de très peu le cadre dans le dernier quart
d'heure.
BOCANEGRA
Quand Valbuena est sorti de sa boîte, il a eu du mal à suivre. Il a répliqué
en attaquant à son tour avec un bon centre avant la pause. A son actif le
fait de ne jamais se départir de son calme, rassurant devant un tel
adversaire.
MATUIDI
Après un début de match plutôt serein, il a laissé trop de champ à Lucho,
même si le problème était aussi d'ordre collectif, mais s'est ben repris en
allant chercher le ballon plus haut. C'est ainsi qu'il est doublement dans le
coup de l'égalisation avec un contre favorable et un centre fort devant le
but.
PERRIN
Incertain à cause d'une cheville douloureuse il a orchestré le bon début de
match de l'équipe, avec Batlles. Son positionnement et son travail ont permis
à l'équipe de reprendre le jeu à son compte après la pause.
BATLLES
Très actif et présent dans la construction du jeu, il a distribué les bons
ballons tout en tentant lui-même sa chance de volée (dans les nuages) et de
la tête (sur Mandanda. Sa détermination autant que son adresse font la différence
sur l'égalisation.
SAKO
Un bon renversement pour Payet. Il gagne en confiance et a tenté plus de
choses, mais il a été trop souvent maladroit dans le dernier geste. Au point
même de mettre l'équipe en danger sur une mauvaise passe, juste avant de
laisser sa place à Bergessio.
PAYET
Son premier centre, remarquable, donne le ton et sa première frappe oblige
Mandanda à une belle parade. Dans la même période il a régalé aussi par
quelques gestes techniques. Passé à gauche, il amène l'égalisation en lançant
Matuidi, a donné le tournis aux Marseillais et aurait pu bénéficier d'un
penalty. Il a régalé.
RIVIÈRE
Dans les trois premières minutes, il a deux occasions sur un centre de Payet
puis sur un contre abusivement interrompu par l'arbitre. Il a encore beaucoup
couru et a usé la défense olympienne. Une référence.
BERGESSIO
Devenu le joker des vingt dernières minutes, il a mal négocié une bonne
situation de contre;
A MARSEILLE
Quand Lucho rend la baguette et que Valbuena sort de sa coquille, il y a
danger. Gignac monte en puissance et la défense a été solide dans l'axe.
Didier Bigard
http://www.leprogres.fr/fr/sports/footb
... estre.html
Le Progrès : l'ASSE trompée par l'arbitre
La défense verte, qui n'avait pas encaissé de but depuis quatre matchs, a
fini par céder
Payet par-ci, Payet par-là. L'actuel meilleur buteur de L1 est le phénomène
incontournable du début de saison. À tel point qu'on en oublierait presque
que l'ASSE ne se résume pas aux seuls exploits de son ailier, aussi magique
soit-il.
Comme aiment à le rappeler tous les techniciens, la base d'une équipe c'est
sa défense. Celle des Verts était en béton armé jusqu'à hier soir. Depuis
le 28 août et la venue de Lens, Jérémie Janot n'était plus allé chercher
un seul ballon au fond de ses filets. Soit quatre matchs (en comptant Nice en
Coupe de la Ligue) et aucun but encaissé. Un sans-faute auquel les recrues défensives
du Mercato ne pouvaient pas être étrangères: Ebondo, Bocanegra et Marchal.
Ce dernier étant blessé, Galtier alignait la même défense qu'à Toulouse
et contre Montpellier. Avec Bayal en charnière centrale. Les deux fois, les
Verts n'avaient pas été trop inquiétés. Mais l'OM présente d'autres
arguments offensifs. Gignac en apportait la preuve avec une frappe dans un
angle trop fermé (6e). Une première alerte pour Monsoreau qui s'était jeté
pour tacler… dans le vide. La deuxième était pour Bayal. Un mauvais contrôle,
un instant de déconcentration qui auraient pu avoir de fâcheuses conséquences.
Sur le corner qui suivait, Heinze de la tête, faisait passer un frisson dans
les travées du Chaudron (19e).
Cette première période aurait pu se résumer à une histoire d'amortis. A la
limite du hors-jeu, couvert par Ebondo, Gignac parvenait enfin à se faufiler
entre les mailles du filet. Son contrôle de la poitrine était mal orienté
(25e).
Soixante secondes plus tard, lui et ses coéquipiers allaient trouver un allié
bien improbable en la personne de M. Bré. L'arbitre était malencontreusement
sur la trajectoire du puissant dégagement d'Ebondo. Lucho puis Gignac
profitaient de cette remise «cadeau» au cœur d'une défense verte médusée,
prise de vitesse par l'homme en noir.
Il n'y avait pas grand-chose à dire si ce n'est qu'hier, encore un peu plus
que d'habitude, l'arbitre faisait partie du jeu. Et qu'en football, les choses
finissent toujours par s'équilibrer.
Bénis des dieux jusqu'à présent, les Stéphanois pouvaient s'estimer cette
fois bien malheureux. Le vent de la réussite avait-il tourné?
Geoffroy-Guichard voulait croire que non après cette frappe tout en toucher,
sans élan, de Valbuena qui allait s'écraser sur la barre de Janot (36e). Les
minutes passant, les Olympiens étaient de plus en plus libres de leurs
mouvements. Cheyrou et surtout Lucho organisaient le jeu à leur guise, dans
un fauteuil. Sur les ailes aussi, le marquage se relâchait. Du coup, la défense
voyait quelques vagues bleu et blanche déferler.
Au retour des vestiaires, la donne avait forcément changé. Il fallait
attaquer pour égaliser. Ce n'est pas par hasard si Bayal prenait un
abonnement aux avant-postes. Son coup de tête flirtait avec le poteau de
Mandanda (55e). Celui de Monsoreau passait juste au-dessus (78e). Entretemps,
Batlles avait fait exploser Geoffroy-Guichard.
1-1, il fallait préserver ce bon point. La défense verte allait fort bien
s'en acquitter, dans le sillage d'un Janot chaud bouillant qui bouchait
l'angle devant Gignac avant de repousser la frappe de Kaboré (80e). S'il était
un peu trop relax devant Rémy (83e), c'était finalement sans conséquence.
La défense verte avait encore fait le boulot. Il n'y avait eu que l'arbitre
pour la mettre en difficulté.
Thomas Dutang
http://www.leprogres.fr/fr/sports/footb
... bitre.html
Le
Progrès : L'oeil de Robert Herbin : L'équipe peut prétendre aux cinq premières
places
« Ce fut un excellent match. Il y a eu du rythme de part et d'autre, de
l'engagement mais toujours dans un très bon état d'esprit, sans
intimidation. Les deux équipes ont osé se livrer, tout en défendant bien.
Elles sortent grandies d'un tel match. Le résultat me paraît équitable.
Cette formation stéphanoise fait plaisir à voir. Elle est vraiment intéressante.
Après un tel début de championnat, on peut espérer disputer une place plus
qu'honorable.
Quand j'entends que leur objectif c'est toujours le maintien, on pourrait
passer à la phrase suivante : « Faire du mieux possible ». Comme ça, on ne
se mouille pas. Moi je crois que cette équipe doit nourrir d'autres
ambitions.
Dans ce championnat, tout est possible. Il faut cesser de raisonner à la Guy
Roux. Ça ne me plaît pas. Ma conviction est que l'ASSE peut prétendre aux
cinq premières places. Elle a rencontré des adversaires de tous les niveaux,
y compris les meilleurs.
Il existe une communion entre les joueurs. Il ne faut pas s'enflammer, certes,
mais les Verts doivent savoir qu'en football, le collectif c'est ce qu'il y a
de plus fort. Or, le leur existe et il est bien en place. C'est autrement plus
important que d'avoir quelques individualités. Chez nous, ces joueurs-là
savent se comporter en équipiers. Ils ont compris que le talent ne suffisait
pas, que le collectif primait avant tout.
Un état d'esprit est né et c'est ça l'essentiel. Il faut que les joueurs
continuent à lutter ensemble, à se soutenir les uns les autres. La solidarité,
voilà ce qui permet de former une équipe.
Les recrues du Mercato sont expérimentées. Elles contribuent à stabiliser
l'effectif et ne veulent pas gâcher leur fin de carrière. À leurs côtés,
on trouve des jeunes ambitieux qui partagent l'état d'esprit qu'a réussi à
faire naître Christophe Galtier.
Je ne veux pas ressortir un joueur. Par contre, je trouve qu'on a un milieu de
terrain qui travaille bien. Il sait se responsabiliser sur le plan défensif,
temporiser. Mais il est également capable de relancer rapidement et n'hésite
pas à soutenir les attaquants. Cela signifie que l'équipe est équilibrée.
Autour, les attaquants et les défenseurs n'hésitent pas à mettre la main à
la pâte. On sent une véritable unité. Les joueurs éprouvent du plaisir à
jouer ensemble. Tout le monde tire dans le même sens et ce quelles que soient
les circonstances ».
Propos recueillis par Thomas Dutang
http://www.leprogres.fr/fr/sports/footb
... laces.html
Le
Progrès : ASSE, cette flamme qui ne s'éteint jamais
Les Stéphanois ont franchi un nouveau palier, à la hauteur de l'adversaire,
l'OM. Au-delà du résultat, il y a eu la manière, un pouvoir de réaction,
une réorganisation tactique et du talent
Les Verts font le Une. Des journaux de sport mais aussi des généralistes,
des quotidiens parisiens et des régionaux. Des doubles pages dans tous les
formats, des écrans de télévision verts sur la TNT et tous les bouquets. On
rêve un peu partout d'une réécriture de cette légende dont beaucoup n'ont
entendu que parler. Mais n'est-ce pas ce qui en fait justement la force.
Le phénomène n'en finit pas de surprendre. Deux saisons de mauvais résultats
et surtout une cassure avec le public auraient pu avoir raison de ce courant
de sympathie né il y a plus d'un demi-siècle avec un premier exploit face au
Bayern en 1969. Mais non, la flamme est toujours prête à reprendre de la
vigueur, sous peine qu'on y insuffle le bon air.
Un match à guichets fermés, cela arrive, même s'il est rare d'arrêter la
vente de billets une semaine avant. Mais un stade presque plein une heure
avant le coup d'envoi c'est rare. Samedi, ils étaient bien plus de 20 000
dans les tribunes pour assister à l'échauffement, saluer l'entrée des
artistes, des héros du derby.
Ils étalent d'abord là pour dire merci, comme les banderoles le clamaient
dans les kops, mais aussi avec l'espoir d'une nouvelle performance face cette
fois au champion en titre, l'OM, le vieux rival.
Personne n'a été déçu, pas même les fans olympiens. Le spectacle a été
à la hauteur du classement des uns, du statut des autres. Saint-Etienne n'est
plus un leader par hasard, Marseille, c'est un talent multiplié par onze.
Depuis le début de saison, le groupe stéphanois va crescendo. Il y a déjà
eu plusieurs bons matches, dont un, référence, face à Montpellier. Cette
fois, il a gravi un échelon, à la dimension de cet adversaire dont le banc
vaut de l'or avec Rémy, M'Bia, Kaboré, Hilton, Diawara, Abriel.
Au-delà du résultat, logique, il y a la manière, un scénario sur lequel
Galtier revenait, conscient du cap franchi. Pour la première fois, l'équipe
menée au score a été capable de revenir dans la partie, de s'adapter
tactiquement aux problèmes posés par le maître, Deschamps. L'élève stéphanois,
ou qu'on fait passer pour tel, mérite une mention. La tape amicale et le
sourire du Marseillais à la fin de la rencontre dépassaient largement le
cadre des convenances. Galtier est en train de gagner ses galons. Pas besoin
d'un stage à Clairfontaine pour s'en persuader.
Mais pour être un bon entraîneur, il faut avoir de bons joueurs. C'est le
cas dans cette formation stéphanoise où Payet étincelle. Que retenir de sa
prestation ? Ses contre-pieds, ses contrôles, ses centres, ses passes, ses
coups de pied arrêtés, la pureté de sa frappe, son travail défensif ? Il
est devenu le nouveau symbole de l'ASSE avec à l'autre bout des âges,
Laurent Batlles, buteur mais plus encore organisateur, rassembleur.
Perrin n'est plus seul à prêcher dans un milieu de terrain que personne ne
songerait à appeler désert avec un Matuidi loin de se contenter de défendre.
Cet entre-jeu, c'est la première force de l'équipe, l'équilibre entre une défense
de plus en plus solide, même en l'absence de Marchal, et une attaque à
laquelle il ne manque qu'un but de Rivière ou Bergessio.
Ce nouveau point qui permet à Saint-Etienne de rester sur le devant de la scène
ne préserve pas seulement une dynamique. Elle l'accentue.
Dix-sept points en huit journées après avoir rencontré Paris, Rennes,
Toulouse, Montpellier, Lyon, Marseille, personne ne peut en avoir rêvé au
club. Reste à ne pas plus fantasmer pour la suite. Nice, Caen, Brest auraient
vite fait de sonner le réveil. Savourer sans s'emballer : on va souvent
entendre ce discours pendant les deux semaines de trêve internationale.
L'important sera de l'appliquer.
Didier Bigard
http://www.leprogres.fr/fr/sports/footb
... amais.html
Les
Echos : La nouvelle vie des Verts
Après deux ans de galère, l'AS
Saint-Etienne, même habitée d'humilité, semble très bien s'adapter à sa
nouvelle vie dans le haut du classement de la Ligue 1.
Samedi, les Verts, dans un Chaudron prêt à bouillir comme aux plus belles
heures du club, sont sortis sur un résultat nul mérité devant Marseille
(1-1), champion en titre et prétendant à sa propre succession.
Après avoir remporté le derby à Lyon (1-0) la semaine dernière en ayant
beaucoup souffert dans le jeu, les Stéphanois ont affiché une bien meilleure
maîtrise contre l'OM, qui a satisfait l'entraîneur Christophe Galtier.
"Cela faisait un bon moment que nous n'étions pas menés au score. La
saison dernière, lorsque c'était le cas, les choses se compliquaient
rapidement pour nous. Cette fois, nous sommes restés cohérents et nous avons
continué d'appliquer nos principes", souligne Galtier.
Lors de la 1re journée, contre le Paris SG, les Verts avaient déjà été
menés avant d'égaliser mais avaient perdu au final (3-1).
"Quitte à faire match nul, je préfère avoir été mené et être
revenu. Cela montre les vertus du groupe, sa volonté et ce sera un support
sur lequel nous pourrons nous appuyer pour l'avenir. C'est une bonne
chose", poursuit le technicien stéphanois.
"Nous avions à coeur, en seconde période, d'imposer un peu plus
de jeu et de vitesse, d'avoir plus d'occasions", note le milieu Laurent
Battles insistant ainsi sur le style ambitieux affiché par les Verts.
"De tels matches sont importants pour grandir. Nous avons une équipe
jeune et c'est très important pour nous d'avoir pu revenir et de pouvoir
livrer de telles rencontres. Tout le monde tire dans le même sens", dit
encore le vétéran de l'ASSE (35 ans), auteur du but égalisateur.
Pour autant, les Verts ne sont pas pris par l'ivresse des sommets et gardent
pour objectif d'assurer le maintien plus facilement que lors des deux dernières
saisons.
"Nous allons essayer de l'atteindre le plus rapidement possible. Sur les
deux matches que nous venons de livrer à Lyon et contre Marseille, nous avons
pris quatre points. C'est bien. C'est un bon parcours", commente
sobrement Christophe Galtier.
Aucune référence à une quelconque ambition de qualification européenne et
encore moins de titre. Le club entend rester mesuré et savoure cette position
dans le haut du classement à laquelle il n'était plus habitué depuis
longtemps.
"Nous avons encore de gros matches devant nous. En coupe de la Ligue,
nous recevrons Bordeaux. Il y a aussi la trêve internationale, et pour
certains de nos joueurs, ce sera une première à gérer comme pour Dimitri
Payet. Le véritable test, ce sera contre Nice lors de la prochaine journée",
prévient l'entraîneur stéphanois.
Par François-Jean TIXIER
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