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ASSE-Marseille (8ème journée) : 1-1
Un match flamboyant ! 
Source : Site officiel de l'ASSE 

Samedi 2 octobre 2010

Fiche du match

Au cours d’un match de haut niveau, Stéphanois et Marseillais se sont rendu coups pour coups. Menés au score, les Verts ont logiquement égalisé par Laurent Batlles au bout d’une action de grande classe.

Le match

Après le triomphe historique du 100e derby face à Lyon à Gerland, les Verts s’attaquaient à un nouveau défi, tout aussi géant : le champion de France en titre, l’OM. Depuis une semaine, tous les regards étaient braqués sur ce gros choc. A la rivalité d’antan entre les deux clubs les plus titrés du championnat avait succédé une concurrence nouvelle et encore plus excitante : la suprématie actuelle au classement. Les Verts, qui restaient sur quatre victoires consécutives en championnat, étaient bien décidés à honorer leur fauteuil de leader. Privé de Marchal, Galtier avait titularisé Bayal, le seul changement par rapport au onze victorieux à Gerland. En face, l’OM (6e) retrouvait, petit à petit, la bonne carburation.
 
Comme à ses plus belles heures, le Chaudron avait revêtu ses habits de lumière. Bien avant le coup d’envoi, il s’enflammait déjà. Les deux kops avaient rivalisé d’imagination en déroulant deux tifos géants. Les Green Angels lançaient : «C’est pas l’homme qui prend la mer, c’est le Forez qui prend l’OM ».
 
Les Verts à 100 à l’heure 
Le coup d’envoi donné par la nouvelle sensation du sprint, Christophe Lemaitre, triple champion d’Europe, donnait des ailes aux Verts. La deuxième minute à peine écoulée, un joli centre de Payet fut repris par Rivière qui devança la sortie de Mandanda mais Azpilicueta sauva les siens. Les Verts insistaient encore. L’OM procédait par contre-attaques. Gignac frappa dans le filet extérieur (5e) puis Bayal rattrapa Ayew (8e).  
Très vite, les Verts reprenaient les initiatives. Ils combinaient mieux et plus vite. Après des centres dangereux d’Ebondo puis une percée de Rivière plein axe terminée par une frappe trop croisée (14e), ce fut un tir puissant de Payet qui obligea Mandanda à la première parade de la soirée (16e). Dans la foulée, Heinze détourna de la main une reprise de Rivière sans que l’arbitre ne bronche. Dépassé par la furie stéphanoise, Marseille se rebiffa timidement par une tête trop aérienne de Heinze (18e).
 
Gignac en réussite 
L’ASSE dépliait encore sa panoplie de menaces : tête de Bayal bloquée par Mandanda (22e), centre tendu de Payet repoussé par Azpilicueta (25e). Contre le cours du jeu, Marseille trouva la faille avec la complicité de l’arbitre, M. Bré qui contra un dégagement d’Ebondo. Lucho en profita pour lancer Gignac qui, d’une jolie reprise du gauche, trompa Janot (27e). Un but difficile à digérer pour les Verts qui ne méritaient pas ça.
 
Valbuena sur la transversale 
Libéré, l’OM prenait le contrôle du jeu. Décalé par Valbuena, Cheyrou manqua sa frappe (35e). Valbuena réussit la sienne qui s’écrasa sur la transversale (36e). En fin de première mi-temps, l’ASSE retrouva quelque peu ses esprits. Sako croisa trop sa frappe (38e) tandis qu’une tête de Batlles fut captée par Mandanda (43e).
  
Batlles, quel but ! 
Au retour des vestiaires, l’OM s’appuya, d’abord, sur ses bases défensives. Difficile dans ces conditions de trouver des espaces. Sako creusait quelques brèches. Tout le Chaudron crut à l’égalisation quand Bayal se jeta pour exécuter un coup de tête qui alla mourir à quelques centimètres du montant gauche de Mandanda (58e). Les Stéphanois poussaient encore. Ils avaient raison. Ils furent récompensés sur une action de grande classe. D’une passe aveugle, Payet décala Matuidi qui centra fort pour Batlles dont la reprise ne laissa aucune chance à Mandanda (57e).
 
Janot est encore là ! 
L’ASSE avait retrouvé toute sa verve. Payet s’essaya à une frappe lointaine contrée (66e). Marseille accélérait également. Gignac déborda et réussit à frapper dans un angle fermé mais Janot fut impeccable. Dans le dernier quart d’heure, le rythme avait baissé d’un cran. Un coup de pied arrêté pouvait débloquer la situation. Sur un corner de Payet, Monsoreau s’éleva plus haut que tout le monde mais sa tête frôla la transversale (78e). Marseille répliqua par un tir de Kaboré détourné par un grand Janot (79e) qui gêna encore Rémy (82e).
 
Dans les dernières minutes, l’ASSE eut une balle de match. Sur une action en supériorité numérique, Bergessio accéléra et choisit de frapper…dans les gants de Mandanda (86e) qui claqua un dernier tir de Matuidi (89e). Au coup de sifflet final, les Stéphanois pouvaient enfin souffler : ils avaient tout donné !

L'action du match (Source : L'Equipe.fr)
Les Verts auraient sans doute été moins conciliants avec M. Bré s'ils n'avaient pas égalisé en deuxième période face à Marseille, samedi soir à Geoffroy-Guichard (1-1). Malgré son aide involontaire aux champions de France en titre dans le premier acte, l'arbitre du choc de la 8e journée en a été quitte pour quelques remarques fatalistes. Rappel des faits : sur un mouvement initié par André Ayew sur le flanc gauche, le ballon est repoussé par un pied stéphanois... sur une cuisse de Stéphane Bré qui redonne ainsi le ballon à Lucho. La suite ne doit rien au directeur de jeu : louche parfaitement dosée de l'Argentin et reprise de volée de Gignac, détournée par Janot dans son petit filet.

«Il était malheureux»

«Il était malheureux d'avoir touché le ballon et surtout dans cette zone du terrain, a raconté après coup Laurent Batlles, qui en a touché un mot à l'arbitre à la fin du match. (Son ballon) a remis les Marseillais dans le bon sens alors que (notre défense) était en train de remonter. Mais cela fait partie du jeu.» «C'était une action confuse qui nous a valu un but surprise et dix-quinze minutes de flottement par la suite», décrypte pour sa part Sylvain Monsoreau, le défenseur central des Verts. «Mais pour nous, l'important c'est d'avoir réussi à revenir et de prendre un bon point après la victoire à Lyon.» Christophe Galtier, lui aussi, a parlé de «fait de jeu», sans en faire une montagne.

Aux yeux des Verts, ce coup de pouce de M. Bré aux Marseillais a même eu le mérite de les pousser dans leurs retranchements. Tous ont rappelé qu'ils n'avaient plus été menés au score depuis le match contre Paris lors de la première journée (défaite 1-3). «On est contents du point pris mais on est surtout contents de notre réaction, expose Monsoreau. On a vu qu'on était capables de réagir. Le faire contre une belle équipe de Marseille, c'est encore mieux». Des qualités mentales dont le leader aura grand besoin après la trêve internationale, prévient Batlles. «Le plus dur commence parce qu'on va avoir beaucoup de pression contre des équipes entre guillemets moins huppées que Lyon et Marseille, mais c'est là qu'il faudra être à notre maximum.»

 

Les réactions

«Nous avons fait beaucoup d’efforts pour revenir»
Laurent Batlles :
«A mes yeux, le point du match nul est mérité. Nous avons fait beaucoup d’efforts pour revenir au score en seconde mi-temps. Nous aurions peut-être pu l’emporter mais nous sommes satisfaits de n’avoir pas perdu après avoir encaissé un but sur un petit coup du sort. Le plus dur commence : il va falloir prendre des points face à des adversaires soi-disant plus faibles mais qui seront surement très motivés pour battre Saint-Etienne. Nous devrons faire preuve davantage encore de qualités morales pour prendre des points. Il va falloir travailler plus et garder notre humilité.»

«Un match très intéressant pour notre progression»
Dimitri Payet :
«On s’était dit à la mi-temps qu’il fallait revenir au score : nous y sommes parvenus. Le contenu du match est très intéressant pour nous et pour notre progression. On est content de ce point pris. Le but encaissé nous a freinés dans notre élan. En plus, c’est un but malchanceux pour nous. Marseille en a profité pour développer son jeu. Notre deuxième mi-temps a de quoi nous satisfaire. La semaine dernière, on s’était fait bouger par Lyon. Ce soir, nous avons retrouvé notre plan de jeu et ça a bien marché pour nous. Je vais pouvoir partir dans un bon état d’esprit au rassemblement de l’équipe de France.»

«Content du point pris et de notre réaction»
Sylvain Monsoreau :
«On retient du positif. On a fait un match costaud face à une équipe costaude. On s’attendait à un match compliqué et ce le fut. Pourtant, nous avons réussi une belle entame de match. Le but encaissé, sur une action confuse, nous a surpris. Ensuite, nous avons eu une dizaine de minutes de flottement. Après la pause, on a su faire une grosse deuxième mi-temps pour revenir au score et les inquiéter. On est donc content du point pris et surtout de notre réaction après avoir été menés. On a montré qu’on était capable de réagir, qui plus est face à une belle équipe de Marseille. C’était un gros match avec beaucoup d’engagement et d’envie des deux côtés. Le changement tactique en seconde mi-temps a été bénéfique : nous avons été plus cohérents et leur avons posé des problèmes.»

La réaction de Christophe Galtier
«Christophe Galtier, comment avez-vous vécu les différents tournants de ce match...

On prend un but sur un ballon que les Marseillais avaient perdu (avec l'aide M. Bré, Ndlr), mais je pense que jusqu'à la trentième minute, nous avions fait des choses intéressantes. On aurait même pu ouvrir la marque. Ce but nous a fait mal psychologiquement. Ensuite, ils ont une situation très favorable avec un beau geste technique de Mathieu Valbuena qui finit sur la transversale. En deuxième mi-temps, j'ai réorganisé le milieu parce que les Marseillais nous posaient beaucoup de problèmes dans ce secteur. Ce changement et l'envie, la détermination des joueurs, nous ont permis de vivre une belle seconde période. Nous méritons de revenir au score et peut-être de l'emporter.

Êtes-vous déçu par le résultat ?
Non, je n'ai pas regrets. Au contraire. Cela faisait un moment que nous n'étions pas mené au score. La saison dernière, lorsque c'était le cas, les choses se compliquaient rapidement pour nous. Là, on est restés cohérents, on a appliqué nos principes. Je préfère ce match nul 1-1, même si nous prenons un but, à un fade 0-0. Quitte à faire match nul, je préfère avoir été mené et être revenu. Cela montre les vertus de ce groupe, sa volonté.

Saint Etienne a pris quatre points contre l'OL et l'OM. Est-il un leader crédible ?
(Agitant les mains en signe de dénégation) Non, non, il n'y a pas de leader crédible ou pas crédible. On a 17 points, on vient de faire deux matches contre les favoris du Championnat. C'est vrai qu'on a eu de la réussite à Lyon la semaine dernière. Ce soir on a beaucoup moins souffert. Grâce à la qualité de ce groupe. Au Chaudron aussi. Pour ma part, c'est la première fois que je le voyais comme ça depuis mon arrivée.

L'objectif reste le maintien ou est-il plus élevé ?

L'objectif reste le maintien. On va essayer de l'atteindre le plus vite possible. Il y aura des moments difficiles dans la saison. Le calendrier ne sera pas simple. On a tiré Bordeaux en Coupe de la Ligue. Et puis il y aura des rendez-vous internationaux. Pour certains, ce sera une première (Payet). Le vrai test, ce sera Nice (le 16 octobre).

Avez-vous reparlé avec M. Bré de sa « passe » aux Marseillais ?

Non, je ne lui en ai pas parlé. Cela fait partie du jeu. Je ne sais pas s'il y avait penalty en notre faveur ( pour une main marseillaise dans la surface à la suite d'un corner en première période). Mais la semaine dernière, il y avait un penalty en faveur de Lyon et il n'avait pas été sifflé. L'arbitrage nous était favorable la semaine dernière, il a peut-être été en notre défaveur cette semaine. C'est comme ça. »

La réaction de Didier Deschamps, coach de l'OM
«Dider Deschamps, quel est votre commentaire après ce résultat nul à Saint-Etienne ?

Nous avons eu quinze à vingt premières minutes assez équilibrées et ensuite nous avons eu la mainmise sur le jeu en fin de première période. Après la mi-temps, c'est devenu plus compliqué. Saint-Etienne s'est réorganisé. Nous avons été plus sous pression. Il y a eu un peu plus d'espaces sur la fin du match et nous avons eu des occasions avec André-Pierre Gignac, Charles Kaboré ou encore Loïc Rémy sur un centre d'André Ayew.

Ce résultat vous satisfait-il ?
C'est toujours un bon point de pris. Nous étions chez le leader qui ne l'est pas par hasard. Nous avons manqué de lucidité. C'était le 3e match de la semaine. Nous aurions pu obtenir un meilleur résultat. C'est bien que les joueurs aient été récompensés par un point.»

Qu'avez-vous pensé de votre équipe sur le plan du jeu ?
Ceux qui ont joué à Chelsea et contre Sochaux ont été plus en difficulté sur ce troisième match. Dans les intentions, nous étions là. Nous avons eu une demi-heure de grande valeur mais logiquement la fraîcheur a fait défaut. C'est là que Saint-Etienne a réussi à nous mettre sous pression.»

Le Progrès : Sylvain Monsoreau : «On n'a pas paniqué»

Le défenseur salue la réaction stéphanoise après le but de l'OM
Que retenez-vous de ce choc dont tout le monde a vanté l'excellente qualité ?


Ce fut un gros match, avec beaucoup d'engagement et d'envie des deux côtés. Il fallait être costaud face à une belle équipe de l'OM. On l'a été, c'est positif. Nous savions que cela allait être compliqué mais nous sommes bien rentrés dans la rencontre. Ensuite, il y a ce but marseillais qui survient sur une action confuse.

Bien malgré lui, M. Bré a joué un rôle prépondérant.

Ça a été vite. On essaye de dégager le ballon. Comme on a des principes, on était en train de remonter quand l'arbitre a remis le ballon dans la course de Lucho. Cela nous a surpris. Après sur une passe, on savait qu'il était capable de nous mettre en difficulté.

M. Bré s'est-il excusé au coup de sifflet final ?

On ne l'a pas revu et personne ne nous en a parlé. Ce sont des choses qui arrivent. C'est sûr que cela nous a déstabilisés à l'entrée de notre surface de réparation. On aurait préféré qu'il fasse ça de l'autre côté du terrain. Mais l'arbitre fait partie du jeu. Là, il s'est trouvé sur la trajectoire de la balle. Je ne pense pas qu'il l'ait fait exprès.

C'est à ce moment-là que vous avez le plus subi.

On a connu un quart d'heure de flottement. Les Marseillais nous posaient des problèmes avec Lucho et leur milieu de terrain qui se mettaient bien entre les lignes. Nous avons su rectifier ça à la pause en procédant à un changement tactique. Ce fut plus cohérent par la suite. Au lieu de paniquer, on est resté serein et on n'a pas laissé beaucoup d'opportunités aux Marseillais. Le nul est logique. On a su produire une grosse deuxième mi-temps pour finalement égaliser et les inquiéter. Nous sommes contents du point pris mais aussi et surtout de notre réaction. Cela faisait depuis la première journée à Paris que l'on n'avait pas été mené au score. La saison dernière et même les saisons passées, je crois qu'on aurait eu du mal à revenir au cours d'un tel match.

Vous venez de prendre quatre points en deux matchs face au champion en titre et à son dauphin. Si on vous avait dit ça avant le début du championnat ?

Pas grand monde nous voyait prendre des points face à ces deux équipes. Nous sommes sur une bonne dynamique. Le point pris contre Marseille nous permet de bonifier la victoire à Gerland. Au-delà de ça, on a vu une équipe solidaire qui avait vraiment envie de recoller à la marque. Cela a payé puisqu'on a réussi à faire céder les Marseillais. On aurait peut-être même pu faire la différence sur deux ou trois occasions.

Vous allez pouvoir passer la trêve internationale dans une situation très confortable.

On enchaîne les efforts, cela va permettre à tout le monde de souffler un peu et bien récupérer. On va se préparer pour aller à Nice qui s'annonce comme un déplacement compliqué. Mais avant ça, nous allons regarder les exploits de nos sélectionnés en équipe de France. On sera de tout cœur avec eux pour que ça fonctionne bien et que tout le monde soit en bonne forme pour la reprise du championnat.

Thomas Dutang         http://www.leprogres.fr/fr/sports/footb ... nique.html

D'autres réactions (OM net)
Mandanda : "Un bon point de pris"
Interrogé à la suite du match nul face à Saint-Etienne 1-1, Steve Mandanda indiquait qu’il ne fallait pas considérer ce résultat comme mauvais. « Il va falloir travailler sur ces petits détails que l’on paie cash avec ce but encaissé. Saint-Etienne était devant nous avant le match donc on voulait gagner ici pour se rapprocher le plus vite possible de la tête. Mais après il y avait une bonne équipe en face, qui démontre qu’elle est très bien cette saison et qu’il est difficile de venir y gagner. On va donc dire que pour ce soir c’est un bon point de pris », confiera le portier marseillais au micro d'Orange.

Galtier : «Pas de regrets, des satisfactions»
«Il y a eu ce fait de jeu qui fait que Marseille se retrouve avec un ballon qu’il avait perdu et ouvre le score. Jusque là, on avait fait des choses intéressantes et on aurait pu marquer les premiers. Ce but nous a fait mal mentalement. En deuxième mi-temps, j’ai un peu réorganisé mon milieu car celui de l’OM nous posait beaucoup de problèmes. Cette réorganisation et la détermination des joueurs ont fait que nous avons vécu une belle deuxième période. Et on a le mérite de revenir au score et peut-être de gagner. Mais en face c’était Marseille. Je n’ai pas de regrets mais plutôt de la satisfaction. Ca faisait un moment qu’on n’avait pas été mené et on a su rester cohérent en appliquant nos principes. Et je préfère ce 1-1 à un 0-0 fade.»

Batlles : "L'OM aurait pu tuer le match"
« On est tombé sur une bonne équipe de Marseille face à qui nous avons essayé de faire jeu égal. Après le but on a eu 10 minutes difficiles où ils auraient pu tuer le match, reconnaissait le milieu stéphanois au micro d'OMtv. Mais après on est bien revenu et au final on est content car faire un gros match contre l’OM est important pour la suite du championnat et pour le moral de l’équipe. On voulait attirer les milieux de l’OM pour jouer dans le dos de leurs défenseurs, puis quand on a pris le but j’ai dû évoluer un cran plus haut. C’est bien pour tout le monde, nous sommes une petite équipe, il faut donc se féliciter de ce résultat et continuer à prendre des points par la suite» nous indiquera l’ancien olympien.

Cheyrou : «C’était un gros match»
«Il y a quand même un peu de déception car on menait au score. Le but qu’on prend est évitable et c’est dommage qu’on n’ait pas eu en deuxième mi-temps la maîtrise de la première mi-temps. Saint-Etienne est une équipe en pleine confiance avec beaucoup de qualités. Ils sont leaders et cette place n’est pas volée. On savait que ce serait difficile et ça reste un bon point. Mais il y a tout de même un goût amer quand on mène et qu’on est remonté. Mais c’était un gros match et le bon point c’est qu’on continue notre série d’invincibilité en championnat. Mais pour remonter, il faudra encore gagner des matches. On a pris du retard, on court après et il faut faire une série.»

A. Ayew : «Ca reste un bon point de pris»
«C’était difficile face à une équipe en pleine confiance qui jouait devant son public. On a réussi à ouvrir le score et on tient toute la première période. Ensuite, St Etienne a plus eu le monopole du ballon, alors ce nul reste un bon point de pris. On voulait faire un bon résultat après Chelsea et ce n’est pas un mauvais résultat ce soir. On reste sur trois matches sans défaite. Il faudra gagner contre Nancy au Vélodrome lors du prochain match. Pour ma part, je continue de bosser et j’essaye de progresser au côté d’un grand coach comme Didier Deschamps et des grands joueurs autour de moi qui m’aident. J’espère que ça va continuer comme ça."

http://www.om.net

Revue de presse

L'Equipe : les verts n'ont rien lâché
A la tête, avant la visite de l'OM, d'une série parfaite de trois victoires en autant de matches disputés à Geoffroy-Guichard, Saint-Etienne, le (toujours) leader du Championnat, n'a pas gagné samedi soir dans un Chaudron des grands soirs (1-1), mais a confirmé face au champion en titre qu'il était davantage qu'un feu de Payet. Cueillis contre le cours du jeu par un but heureux quoique somptueux, les Verts ont su réagir pour obtenir dans ce classique remis au goût du jour un point mérité. «Insuffisant», «pas au niveau», «avec le frein à main» mardi en Ligue des champions sur la pelouse de Chelsea (0-2), l'OM a pour sa part rappelé à l'Hexagone et à son cador du moment son statut d'autorité nationale.

Il faisait plaisir à voir, ce stade à l'anglaise rempli jusqu'aux cintres (35 003 spectateurs payants) et sur lequel flottait un agréable parfum des seventies, avec des Patrick Revelli et autres Georges Bereta en présidentielle. Dimitri Payet, auteur de la première frappe cadrée du match, sortie par Mandanda, a lancé les hostilités (17e) et multiplié les raids sur son aile droite, sans trouver de partenaires au bout de ses centres. Heinze a fait frémir les travées sur une tête au-dessus sur un corner de Lucho (19e). Puis la partie a basculé sur un de ces « détails » chers aux exégètes. Un ballon dégagé par Matuidi a rebondi sur la cuisse de M. Bré, Lucho a pu le récupérer et servir d'une louche inspirée Gignac, la reprise de volée de l'ex-Toulousain trouvant le petit filet de Janot. Le premier but d' « APG » avec l'OM (26e).

Avant le coup d'envoi, Frédéric, un photographe indépendant basé à Saint-Etienne, s'était perché tout en haut de la tribune de presse. «Le stade rempli comme ça, on ne l'a pas vu depuis longtemps, j'en profite ». Un poste d'observation idéal pour voir la large banderole déployée par le Kop Sud pour saluer l'entrée des Stéphanois sur la pelouse d'un tonitruant «Merci les Verts», tandis que le Kop Nord confirmait que l'appétit des fans vient en mangeant : «Vous avez honoré nos couleurs, continuez ainsi». Les joueurs de Christophe Galtier l'ont presque fait samedi soir en revenant dans le match grâce à un but de Batlles a la réception d'un centre de Matuidi, après une longue période de domination que la défense de l'OM n'aura pas su contenir sans frais (58e)

Le Progrès : les notes des joueurs
JANOT
Il est malheureux sur l'ouverture du score, dans un grand écart qui ne lui permet pas de suffisamment détourner le ballon. Il est plus heureux sur la frappe de Valbuena sur la barre. Il a ensuite rassuré par ses prises de balle et a fait apprécier sa détente horizontale sur une frappe de Kaboré.

EBONDO
Même si c'est l'arbitre qui met les Marseillais dans le bon sens, il est en faute sur le but de Gignac avec une mauvaise relance et parce qu'il s'arrête ensuite de jouer. Sur le plan offensif, il a fait souffrir Taiwo.

BAYAL
Une bonne entame avec des interventions sèches devant Lucho, Ayew puis Gignac qui le surprend par contre une première fois à la 24ème minute puis sur le but avec des circonstances atténuantes. Offensivement, il place un bon coup de tête sur corner (22ème) mais ce n'est pas avec ses longues relances qu'il aura un prix d'excellence.

MONSOREAU
Un peu trop de fébrilité après un tacle raté. Il y eut aussi un souci de placement avec Bayal sur un petit ballon en profondeur pour Gignac. Il s'est repris ensuite et a fait parler son jeu de tête, y compris devant le but marseillais dont il manque de très peu le cadre dans le dernier quart d'heure.

BOCANEGRA
Quand Valbuena est sorti de sa boîte, il a eu du mal à suivre. Il a répliqué en attaquant à son tour avec un bon centre avant la pause. A son actif le fait de ne jamais se départir de son calme, rassurant devant un tel adversaire.

MATUIDI
Après un début de match plutôt serein, il a laissé trop de champ à Lucho, même si le problème était aussi d'ordre collectif, mais s'est ben repris en allant chercher le ballon plus haut. C'est ainsi qu'il est doublement dans le coup de l'égalisation avec un contre favorable et un centre fort devant le but.

PERRIN
Incertain à cause d'une cheville douloureuse il a orchestré le bon début de match de l'équipe, avec Batlles. Son positionnement et son travail ont permis à l'équipe de reprendre le jeu à son compte après la pause.

BATLLES
Très actif et présent dans la construction du jeu, il a distribué les bons ballons tout en tentant lui-même sa chance de volée (dans les nuages) et de la tête (sur Mandanda. Sa détermination autant que son adresse font la différence sur l'égalisation.

SAKO
Un bon renversement pour Payet. Il gagne en confiance et a tenté plus de choses, mais il a été trop souvent maladroit dans le dernier geste. Au point même de mettre l'équipe en danger sur une mauvaise passe, juste avant de laisser sa place à Bergessio.

PAYET
Son premier centre, remarquable, donne le ton et sa première frappe oblige Mandanda à une belle parade. Dans la même période il a régalé aussi par quelques gestes techniques. Passé à gauche, il amène l'égalisation en lançant Matuidi, a donné le tournis aux Marseillais et aurait pu bénéficier d'un penalty. Il a régalé.

RIVIÈRE
Dans les trois premières minutes, il a deux occasions sur un centre de Payet puis sur un contre abusivement interrompu par l'arbitre. Il a encore beaucoup couru et a usé la défense olympienne. Une référence.

BERGESSIO
Devenu le joker des vingt dernières minutes, il a mal négocié une bonne situation de contre;

A MARSEILLE
Quand Lucho rend la baguette et que Valbuena sort de sa coquille, il y a danger. Gignac monte en puissance et la défense a été solide dans l'axe.

Didier Bigard      http://www.leprogres.fr/fr/sports/footb ... estre.html

Le Progrès : l'ASSE trompée par l'arbitre

La défense verte, qui n'avait pas encaissé de but depuis quatre matchs, a fini par céder

Payet par-ci, Payet par-là. L'actuel meilleur buteur de L1 est le phénomène incontournable du début de saison. À tel point qu'on en oublierait presque que l'ASSE ne se résume pas aux seuls exploits de son ailier, aussi magique soit-il.

Comme aiment à le rappeler tous les techniciens, la base d'une équipe c'est sa défense. Celle des Verts était en béton armé jusqu'à hier soir. Depuis le 28 août et la venue de Lens, Jérémie Janot n'était plus allé chercher un seul ballon au fond de ses filets. Soit quatre matchs (en comptant Nice en Coupe de la Ligue) et aucun but encaissé. Un sans-faute auquel les recrues défensives du Mercato ne pouvaient pas être étrangères: Ebondo, Bocanegra et Marchal.

Ce dernier étant blessé, Galtier alignait la même défense qu'à Toulouse et contre Montpellier. Avec Bayal en charnière centrale. Les deux fois, les Verts n'avaient pas été trop inquiétés. Mais l'OM présente d'autres arguments offensifs. Gignac en apportait la preuve avec une frappe dans un angle trop fermé (6e). Une première alerte pour Monsoreau qui s'était jeté pour tacler… dans le vide. La deuxième était pour Bayal. Un mauvais contrôle, un instant de déconcentration qui auraient pu avoir de fâcheuses conséquences. Sur le corner qui suivait, Heinze de la tête, faisait passer un frisson dans les travées du Chaudron (19e).

Cette première période aurait pu se résumer à une histoire d'amortis. A la limite du hors-jeu, couvert par Ebondo, Gignac parvenait enfin à se faufiler entre les mailles du filet. Son contrôle de la poitrine était mal orienté (25e).

Soixante secondes plus tard, lui et ses coéquipiers allaient trouver un allié bien improbable en la personne de M. Bré. L'arbitre était malencontreusement sur la trajectoire du puissant dégagement d'Ebondo. Lucho puis Gignac profitaient de cette remise «cadeau» au cœur d'une défense verte médusée, prise de vitesse par l'homme en noir.

Il n'y avait pas grand-chose à dire si ce n'est qu'hier, encore un peu plus que d'habitude, l'arbitre faisait partie du jeu. Et qu'en football, les choses finissent toujours par s'équilibrer.

Bénis des dieux jusqu'à présent, les Stéphanois pouvaient s'estimer cette fois bien malheureux. Le vent de la réussite avait-il tourné? Geoffroy-Guichard voulait croire que non après cette frappe tout en toucher, sans élan, de Valbuena qui allait s'écraser sur la barre de Janot (36e). Les minutes passant, les Olympiens étaient de plus en plus libres de leurs mouvements. Cheyrou et surtout Lucho organisaient le jeu à leur guise, dans un fauteuil. Sur les ailes aussi, le marquage se relâchait. Du coup, la défense voyait quelques vagues bleu et blanche déferler.

Au retour des vestiaires, la donne avait forcément changé. Il fallait attaquer pour égaliser. Ce n'est pas par hasard si Bayal prenait un abonnement aux avant-postes. Son coup de tête flirtait avec le poteau de Mandanda (55e). Celui de Monsoreau passait juste au-dessus (78e). Entretemps, Batlles avait fait exploser Geoffroy-Guichard.

1-1, il fallait préserver ce bon point. La défense verte allait fort bien s'en acquitter, dans le sillage d'un Janot chaud bouillant qui bouchait l'angle devant Gignac avant de repousser la frappe de Kaboré (80e). S'il était un peu trop relax devant Rémy (83e), c'était finalement sans conséquence. La défense verte avait encore fait le boulot. Il n'y avait eu que l'arbitre pour la mettre en difficulté.

Thomas Dutang      http://www.leprogres.fr/fr/sports/footb ... bitre.html

Le Progrès : L'oeil de Robert Herbin : L'équipe peut prétendre aux cinq premières places

« Ce fut un excellent match. Il y a eu du rythme de part et d'autre, de l'engagement mais toujours dans un très bon état d'esprit, sans intimidation. Les deux équipes ont osé se livrer, tout en défendant bien. Elles sortent grandies d'un tel match. Le résultat me paraît équitable.

Cette formation stéphanoise fait plaisir à voir. Elle est vraiment intéressante. Après un tel début de championnat, on peut espérer disputer une place plus qu'honorable.

Quand j'entends que leur objectif c'est toujours le maintien, on pourrait passer à la phrase suivante : « Faire du mieux possible ». Comme ça, on ne se mouille pas. Moi je crois que cette équipe doit nourrir d'autres ambitions.

Dans ce championnat, tout est possible. Il faut cesser de raisonner à la Guy Roux. Ça ne me plaît pas. Ma conviction est que l'ASSE peut prétendre aux cinq premières places. Elle a rencontré des adversaires de tous les niveaux, y compris les meilleurs.

Il existe une communion entre les joueurs. Il ne faut pas s'enflammer, certes, mais les Verts doivent savoir qu'en football, le collectif c'est ce qu'il y a de plus fort. Or, le leur existe et il est bien en place. C'est autrement plus important que d'avoir quelques individualités. Chez nous, ces joueurs-là savent se comporter en équipiers. Ils ont compris que le talent ne suffisait pas, que le collectif primait avant tout.

Un état d'esprit est né et c'est ça l'essentiel. Il faut que les joueurs continuent à lutter ensemble, à se soutenir les uns les autres. La solidarité, voilà ce qui permet de former une équipe.

Les recrues du Mercato sont expérimentées. Elles contribuent à stabiliser l'effectif et ne veulent pas gâcher leur fin de carrière. À leurs côtés, on trouve des jeunes ambitieux qui partagent l'état d'esprit qu'a réussi à faire naître Christophe Galtier.

Je ne veux pas ressortir un joueur. Par contre, je trouve qu'on a un milieu de terrain qui travaille bien. Il sait se responsabiliser sur le plan défensif, temporiser. Mais il est également capable de relancer rapidement et n'hésite pas à soutenir les attaquants. Cela signifie que l'équipe est équilibrée. Autour, les attaquants et les défenseurs n'hésitent pas à mettre la main à la pâte. On sent une véritable unité. Les joueurs éprouvent du plaisir à jouer ensemble. Tout le monde tire dans le même sens et ce quelles que soient les circonstances ».

Propos recueillis par Thomas Dutang                http://www.leprogres.fr/fr/sports/footb ... laces.html

Le Progrès : ASSE, cette flamme qui ne s'éteint jamais

Les Stéphanois ont franchi un nouveau palier, à la hauteur de l'adversaire, l'OM. Au-delà du résultat, il y a eu la manière, un pouvoir de réaction, une réorganisation tactique et du talent

Les Verts font le Une. Des journaux de sport mais aussi des généralistes, des quotidiens parisiens et des régionaux. Des doubles pages dans tous les formats, des écrans de télévision verts sur la TNT et tous les bouquets. On rêve un peu partout d'une réécriture de cette légende dont beaucoup n'ont entendu que parler. Mais n'est-ce pas ce qui en fait justement la force.

Le phénomène n'en finit pas de surprendre. Deux saisons de mauvais résultats et surtout une cassure avec le public auraient pu avoir raison de ce courant de sympathie né il y a plus d'un demi-siècle avec un premier exploit face au Bayern en 1969. Mais non, la flamme est toujours prête à reprendre de la vigueur, sous peine qu'on y insuffle le bon air.

Un match à guichets fermés, cela arrive, même s'il est rare d'arrêter la vente de billets une semaine avant. Mais un stade presque plein une heure avant le coup d'envoi c'est rare. Samedi, ils étaient bien plus de 20 000 dans les tribunes pour assister à l'échauffement, saluer l'entrée des artistes, des héros du derby.

Ils étalent d'abord là pour dire merci, comme les banderoles le clamaient dans les kops, mais aussi avec l'espoir d'une nouvelle performance face cette fois au champion en titre, l'OM, le vieux rival.

Personne n'a été déçu, pas même les fans olympiens. Le spectacle a été à la hauteur du classement des uns, du statut des autres. Saint-Etienne n'est plus un leader par hasard, Marseille, c'est un talent multiplié par onze.

Depuis le début de saison, le groupe stéphanois va crescendo. Il y a déjà eu plusieurs bons matches, dont un, référence, face à Montpellier. Cette fois, il a gravi un échelon, à la dimension de cet adversaire dont le banc vaut de l'or avec Rémy, M'Bia, Kaboré, Hilton, Diawara, Abriel.

Au-delà du résultat, logique, il y a la manière, un scénario sur lequel Galtier revenait, conscient du cap franchi. Pour la première fois, l'équipe menée au score a été capable de revenir dans la partie, de s'adapter tactiquement aux problèmes posés par le maître, Deschamps. L'élève stéphanois, ou qu'on fait passer pour tel, mérite une mention. La tape amicale et le sourire du Marseillais à la fin de la rencontre dépassaient largement le cadre des convenances. Galtier est en train de gagner ses galons. Pas besoin d'un stage à Clairfontaine pour s'en persuader.

Mais pour être un bon entraîneur, il faut avoir de bons joueurs. C'est le cas dans cette formation stéphanoise où Payet étincelle. Que retenir de sa prestation ? Ses contre-pieds, ses contrôles, ses centres, ses passes, ses coups de pied arrêtés, la pureté de sa frappe, son travail défensif ? Il est devenu le nouveau symbole de l'ASSE avec à l'autre bout des âges, Laurent Batlles, buteur mais plus encore organisateur, rassembleur.

Perrin n'est plus seul à prêcher dans un milieu de terrain que personne ne songerait à appeler désert avec un Matuidi loin de se contenter de défendre. Cet entre-jeu, c'est la première force de l'équipe, l'équilibre entre une défense de plus en plus solide, même en l'absence de Marchal, et une attaque à laquelle il ne manque qu'un but de Rivière ou Bergessio.

Ce nouveau point qui permet à Saint-Etienne de rester sur le devant de la scène ne préserve pas seulement une dynamique. Elle l'accentue.

Dix-sept points en huit journées après avoir rencontré Paris, Rennes, Toulouse, Montpellier, Lyon, Marseille, personne ne peut en avoir rêvé au club. Reste à ne pas plus fantasmer pour la suite. Nice, Caen, Brest auraient vite fait de sonner le réveil. Savourer sans s'emballer : on va souvent entendre ce discours pendant les deux semaines de trêve internationale. L'important sera de l'appliquer.

Didier Bigard            http://www.leprogres.fr/fr/sports/footb ... amais.html

Les Echos : La nouvelle vie des Verts

Après deux ans de galère, l'AS Saint-Etienne, même habitée d'humilité, semble très bien s'adapter à sa nouvelle vie dans le haut du classement de la Ligue 1.

Samedi, les Verts, dans un Chaudron prêt à bouillir comme aux plus belles heures du club, sont sortis sur un résultat nul mérité devant Marseille (1-1), champion en titre et prétendant à sa propre succession.

Après avoir remporté le derby à Lyon (1-0) la semaine dernière en ayant beaucoup souffert dans le jeu, les Stéphanois ont affiché une bien meilleure maîtrise contre l'OM, qui a satisfait l'entraîneur Christophe Galtier.

"Cela faisait un bon moment que nous n'étions pas menés au score. La saison dernière, lorsque c'était le cas, les choses se compliquaient rapidement pour nous. Cette fois, nous sommes restés cohérents et nous avons continué d'appliquer nos principes", souligne Galtier.

Lors de la 1re journée, contre le Paris SG, les Verts avaient déjà été menés avant d'égaliser mais avaient perdu au final (3-1).

"Quitte à faire match nul, je préfère avoir été mené et être revenu. Cela montre les vertus du groupe, sa volonté et ce sera un support sur lequel nous pourrons nous appuyer pour l'avenir. C'est une bonne chose", poursuit le technicien stéphanois.

 "Nous avions à coeur, en seconde période, d'imposer un peu plus de jeu et de vitesse, d'avoir plus d'occasions", note le milieu Laurent Battles insistant ainsi sur le style ambitieux affiché par les Verts.

"De tels matches sont importants pour grandir. Nous avons une équipe jeune et c'est très important pour nous d'avoir pu revenir et de pouvoir livrer de telles rencontres. Tout le monde tire dans le même sens", dit encore le vétéran de l'ASSE (35 ans), auteur du but égalisateur.

Pour autant, les Verts ne sont pas pris par l'ivresse des sommets et gardent pour objectif d'assurer le maintien plus facilement que lors des deux dernières saisons.

"Nous allons essayer de l'atteindre le plus rapidement possible. Sur les deux matches que nous venons de livrer à Lyon et contre Marseille, nous avons pris quatre points. C'est bien. C'est un bon parcours", commente sobrement Christophe Galtier.

Aucune référence à une quelconque ambition de qualification européenne et encore moins de titre. Le club entend rester mesuré et savoure cette position dans le haut du classement à laquelle il n'était plus habitué depuis longtemps.

"Nous avons encore de gros matches devant nous. En coupe de la Ligue, nous recevrons Bordeaux. Il y a aussi la trêve internationale, et pour certains de nos joueurs, ce sera une première à gérer comme pour Dimitri Payet. Le véritable test, ce sera contre Nice lors de la prochaine journée", prévient l'entraîneur stéphanois.

Par François-Jean TIXIER        http://www.lesechos.fr